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Lieder und Gesänge de Mahler
Duetti opus 68 de Mendelssohn
Jeune Choeur de la Maîtrise
Nina Uhari piano
Samuel Coquard direction
Parsiphonie PAR 001
enregistré le 7,8 et 9 Octobre dans l’amphithéâtre du Collège André Malraux
avec le partenariat du GMEM, Bruno Levé ingénieur son, assisté de Jérôme Decque et des pianos scotto à Marseille
création et enregistrement avec l’aide de l’Assemblée Nationale, La fondation Ecureuil, SOS Voltige, BMW Bayern, Scotto
ménageatrois, Grégory Chabredier pour l’édition et la conception graphique
fabrication: MPO France
traductions: anne Köplfler, Claude Chastagner, Marry Grawitz, Nicole Baud, Bridget Kehoe
photos: Samuel Coquard , Jean-Philippe Garabédian
reportage photographique: Jean-Philippe Garabédian
administration: Claudine Mayaudon
direction artistique de la prise Florent Gauthier
direction et production du Label Parsiphonie Samuel Coquard
_Nous avons souhaité, ensemble, rendre hommage pour l’anniversaire de sa mort à l’un des plus grands compositeurs romantiques, maître du Lied qui nous a laissé malheureusement que trop peu d’œuvres en direction du chœur et des voix d’enfants.
Comment ne pas s’arrêter dans l’univers enchanté !, du Knaben Wunderhorn (Cor merveilleux de l’enfant) dont sept lieder et chants du temps de la jeunesse sont ici interprétés d’après von Hermann Lauer aux éditions Carus Verlag.
Il nous a paru intéressant d’en donner une première interprétation complètement détachée des références interprétées pour voix seule.
Mahler découvre l’anthologie du Cor merveilleux de l’enfant qu’à l’hiver 1887-1888.
Cette anthologie a plongé Gustav Mahler dans un univers poétique immédiat et presque déjà connu. Il en retirera d’ailleurs nourriture poétique profonde pendant plus de douze ans, dont il puisera l’essentiel de la matière pour trois de ses symphonies et d’au moins vingt et un lieder.
L’intérêt de faire interpréter ces Lieder repose sur le sens même des textes poétiques : enfance, merveilleux et fantastique, naïveté, insouciance, univers poétique de l’enfant, la nature, les oiseaux, les forêts et les fleurs sans oublier la mort qui emporte les enfants, les soldats à la guerre. Brigitte François-Sappey dira : « Poète de ses premiers lieder, Mahler honore la complainte romantique et ne recule ni devant le mot Leid (douleur) ni devant le gémissement O Weh ! (Ô peine !).
Le Jeune chœur de la Maîtrise, composé essentiellement d’adolescents, tente de défendre un univers qui est souvent le leur et dans lequel l’expression d’un sentiment romantique leur est familière. Entouré par un mode naïf, mais aussi cruel, épique mais aussi humoristique et moqueur, Mahler en donne dans ces sept lieder l’expression et la transcription la plus juste.
Conclure par Mendelssohn et son opus 63 de Duette, œuvres méconnues, composées entre 1836 et 1844 est un choix délibéré, car Mendelssohn exprime lui aussi un univers poétique romantique inspiré par les plus grands compositeurs comme Heine, Eichendorff, Burns, Fallersleben, Klingemann. Poèmes de sources populaires, traits commun avec ceux de Mahler. Félix Mendelssohn-Barthody écrit six duos pour deux voix égales et piano d’une grande finesse, au-delà d’une simplicité apparente, on reste, en effet, admiratif devant la perfection formelle et la suprême élégance de ces pièces qui exploitent une veine populaire teintée de mélancolie, de rêves amoureux, d’adieux et de départs, de nature, de vallée, d’oiseaux sur le départ d’un ailleurs, de petites fleurs, de danse, affirmation poétique de l’amour …
L’ensemble de ces œuvres interprétées dans ce disque concis nous plonge dans un jardin poétique commun, source d’inspiration romantique, au cœur d’une culture allemande, d’une grande force musicale et d’une pureté originelle, d’une tradition orale, populaire, mais aussi nourrie par la poésie germanique venant de Heine, Eichendorf, et des textes du recueil Des Knaben Wunderhorn, centre de la création de Mahler.samuel coquard
